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la
Maison des Métallos
Paris
mai 2004
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Que
raconte Ophélie dans son lit d’hôpital entourée
par une équipe très perfectionnée,
face au Docteur X ?
Elle
veut pouvoir se nourrir normalement.
Ophélie a pensé faire une grève de la faim,
et elle s'est retrouvée tout de suite dans l'incapacité
d'avaler même une gorgée d'eau.
Elle
est là, prête à subir toutes les manipulations
pour être sauvée d’elle-même.
Ophélie est une mutante, ses cellules
ne lui permettent pas de faire autre chose que ce qu’elle
dit ou ce qu’elle pense. Son extrême honnêteté
la consume comme un feu, et augmente sa température.
Docteur
X la soigne, et en même temps pompe doucement son
énergie, dans l’espoir de cesser de refroidir : son
corps est le résultat de tellement de mensonges accumulés,
qu’il est devenu mutant, lui aussi.
Sa température baisse, il se fige progressivement.
Aux
deux extrémités de l’échelle des valeurs
humaines, Ophélie et Docteur X s’aiment,
comme seuls peuvent s’aimer deux êtres gravement malades
: d’une manière sacrificielle et à vie.
Sans
le vouloir, Ophélie fait la démonstration de ce
qu’est le refus de mentir, à travers son corps, sa
vie et ses amours.
La
pièce est une éloge au désir de vivre de
cette micro-société.
Ophélie,
réussira t-elle à passer son énergie sans
limites au Docteur X et à le réchauffer ?
Le Docteur X réussira t-il a faire accepter par les cellules
d’Ophélie la nourriture ?
L’état
du Docteur X et d’Ophélie est celui de ceux qui affrontent
le mensonge et la trahison.
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